Présentation


CURRICULUM BD


      Natif de la Marne, j’ai grandi dans la ville de Reims, passant une grande partie de mon enfance à lire les Akim, Blek le Roc, Mandrake et autres Guy l’Eclair… La BD m’a toujours attiré, je m’évadais grâce à elle dans des univers parallèles pendant des heures entières. Alors bien sûr je voulais moi aussi raconter des histoires. Je consacrais beaucoup de temps à dessiner des personnages, des débuts d’histoires qui n’allaient jamais au-delà de quelques pages. Un peu plus tard, c’est la lecture de Pif gadget qui alimentait mon imaginaire. Ha !... l’attente fébrile du prochain épisode de Rahan ! 

      Il y eut par la suite plusieurs étapes. Ainsi, l’arrivée de Fantask, Strange et Marvel.
      Une véritable explosion graphique et scénaristique. Tout l’univers de Stan Lee me comblait et rendait la lecture de Zembla et autres pockets européens bien fade en comparaison. Kirby, Buscema, Ditko, Adams, B.W.Smith… merveilleux créateurs.Logiquement, je passais à la revue Pilote. Chaque semaine, je plongeais dans ce merveilleux cocktail d’humour, d’aventure, de non sens. Gotlib, Druillet, Gir, Fred, Alexis, Mandrika, etc, etc...



      En 1983, avec ma compagne Domi, je quittais Reims pour arriver en vélo dans le Lot. Quelques années après, je publiais mon premier album digne de ce nom, « Autres Contes », toujours en auto édition, pour lequel je garde une affection particulière. C’est avec lui que je participais à mes premiers salons de BD. Je me retrouvais ainsi à dédicacer à côté de Chéret, de Fmurr, de Sokal, etc…  et tant d’autres auteurs que je lisais depuis des années. Un rêve éveillé !

      C’est  la lecture d’un livre de légendes locales écrit par Robert Martinot qui allait orienter mon parcours BD. Ses textes me plaisaient beaucoup et je décidais de le rencontrer pour lui demander l’autorisation de les adapter en BD. Il me reçut très chaleureusement et me donna sa bénédiction. Un homme vraiment aimable et généreux  que je remercie encore.
      Naîtront ainsi « le diable du pont Valentré », « la Fondation de Figeac », « le diable du gouffre de Padirac », et «  Le saut de la Mounine » (mon dernier livre).

      Je publiais également, en collaboration avec l’architecte Gilles Faltrept, un album-roman historique         « Champollion, héritier du peuple Kagoth » ; une occasion de présenter les Capots, ou Cagots énigme historique du grand sud-ouest.

 A la fin des années 70, j’ai suivi également ces auteurs dans leur démarche d’autonomisation éditoriale avec l’arrivée des titres comme L’écho des savanes, Fluide Glaciale, et bien entendu Métal Hurlant.

 

Et c’est à cette époque que je produisais mon premier opus, un fascicule d’une vingtaine de pages en noir et blanc, Voyage. Tiré à 500 exemplaires, je le vendais dans les rues, à la criée, au prix de 5F (moins de 1 € !). Ma démarche d’auto-édition a donc commencé en 1977 avec ce livre.

 

L’épisode suivant, c’est la création du fanzine Horizon Vertical. La belle aventure. Une équipe de jeunes auteurs plus ou moins chevelus, pour certains issus de la section BD des Beaux Arts de Reims, donneront naissance après des soirées mémorables de cogitation à six numéros tous plus beaux les uns que les autres !

dessin de Bernard Veyri

Aussi, dans un registre de fantaisie et d’humour, c’est le personnage d’Emile Adiou qui verra le jour. Chronique paysanne du terroir sans autre prétention que de rire et sourire de nous-mêmes et de nos avatars.

 

En 2007 parait l’album « Le disparu de St Cirq Lapopie », un roman historique qui entraîne le lecteur dans un voyage temporel au cœur de la cité bien connue.

Je peux citer encore le jeu de cartes farfelu basé sur la légende  « Le diable du pont Valentré »,  inventé en famille avec mes quatre enfants et qui connaitra son petit succès. Il fut rapidement épuisé.

 

Ainsi, le point commun de toutes ces créations, c’est le Quercy. Un lieu, un personnage, une légende servent à initier les albums. 

Voilà, c’est tout pour l’instant, mais d’autres projets murissent et verront bientôt le jour.

A suivre…        Joël Polomski